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Florence Tumasang, Cameroun |
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| photo: Peter Hamblin |
« À l'âge de six ans, je savais déjà que je voulais être médecin. J'ai demandé à ma mère la différence entre un docteur et une infirmière. Elle m'a répondu qu'un docteur portait un stéthoscope. Je ne pensais pas que j'y arriverais parce que j'étais fille. Aujourd'hui, au Cameroun, trop peu de filles suivent les cours de science nécessaires à l'accès aux facultés de médecine. Il y a donc toujours très peu de femmes médecins. Dans la pratique, nous n’avons pourtant, mes collègues féminines et moi-même, aucun problème. En fait, beaucoup de femmes préfèrent consulter une femme plutôt qu’un homme. »
Note biographique
Obstétricienne et gynécologue, Florence Tumasang travaille à la maternité d'un hôpital fort fréquenté de Yaoundé, capitale du Cameroun. Ancienne présidente d'ACAFEM (Association camerounaise des femmes médecins), elle a mené, plusieurs années durant, l'effort de sensibilisation des médecins et des guérisseurs traditionnels à la prévention et au traitement du VIH/SIDA et fait pression sur les facultés de médecine pour les amener à inclure cette formation dans leurs programmes académiques. La recherche d'ACAFEM, y compris une étude récente pionnière sur l'impact des pratiques traditionnelles sur la santé génésique, est largement consultée par d'autres organisations non gouvernementales et par le ministère de la Santé. Florence est également secrétaire de la branche camerounaise de la Société Femmes et SIDA en Afrique, à la tête de campagnes d'antenne communautaire et d'éducation préventive sur le VIH/SIDA et autres infections sexuellement transmissibles. En sa qualité de gynécologue et obstétricienne à l'Hôpital général de Yaoundé, Florence se trouve trop souvent dans la position de devoir annoncer à une patiente qu'elle est séropositive au VIH. Pour se remonter le moral, Florence écoute des cassettes comiques sur le chemin de l'hôpital.
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