| Notre action en Afrique |
|
|
|
L’IWHC soutient des organisations de santé féminine et adolescente au Nigeria depuis 1988 et au Cameroun depuis 1989. Elle a entrepris récemment un vaste projet de collaboration au Mozambique. Notre principale contribution s’est traduite par un investissement soutenu dans les programmes pionniers, ancrés dans les droits de la personne, pour l’éducation, les services et la défense de la santé sexuelle et reproductive des adolescents. Nous concentrons toutefois aussi nos efforts sur la résolution du problème de l’avortement à risques et la promotion des droits sexuels. Nous participons également depuis peu à l’effort de deux nouvelles initiatives régionales représentées sur l’ensemble du continent africain : AMANITARE (African Partnership for Sexual and Reproductive Health and Rights for Women and Girls, partenariat africain pour la santé et les droits sexuels et reproductifs des femmes et des filles) et l’African Federation for Sexual Health and Rights (AFSHR, fédération africaine pour la santé et les droits sexuels). Les travaux de nos collègues d’Afrique jettent les bases d’un solide mouvement continental pour la santé et les droits des femmes. Outre l’apport de services aux personnes dans le besoin, nos collègues entreprennent des efforts de recherche qualitative, d’éducation publique à travers les médias et la société civile, et de plaidoyer auprès des législateurs. Ils ont influencé substantiellement la politique du Nigeria—un programme national d’éducation à la sexualité développé en partie par nos collègues a été adopté au niveau fédéral et est aujourd’hui mis en œuvre dans certains états pilotes—et sont sur le point d’en faire autant au Cameroun. Dans leur propre pays comme dans l’ensemble de la région, nos collègues offrent leur formation et expertise technique du plaidoyer et du développement de programme à d’autres jeunes organisations prêtes à suivre leurs traces. L’IWHC encourage et facilite autant que possible ces efforts de mentorat. En 2001, nous avons coordonné le premier d’une série d’échanges de découverte entre ONG, représentations gouvernementales et jeunes Nigérians et Mozambicains dans le but de renforcer les programmes axés sur l’adolescence et de bâtir une capacité organisationnelle de plaidoyer au Mozambique. Derrière chaque organisation se trouve la poursuite de visions individuelles de l’autonomisation des femmes, des droits des jeunes et de la justice sociale, face, souvent, à de fortes oppositions conservatrices. De formation, nos collègues sont journalistes, pharmaciens, enseignants, botanistes et banquiers ; par vocation, ils sont féministes et activistes pour la santé, aujourd’hui considérés experts en matière d’adolescence, de sexualité adolescente et de violence à l’encontre des femmes. Leurs efforts de réduction des grossesses non désirées et de lutte contre l’avortement à risques leur ont gagné l’attention des experts de différentes régions de leurs pays et encouragé la collaboration parmi les cercles d’action médicaux, juridiques et en faveur des droits des femmes, les organisations communautaires et les stratèges politiques. Ils comptent désormais au nombre des « ressources » de la région, souvent invitées à participer aux conférences de l’ONU, ainsi qu’aux travaux programmatiques et examens de politique des organisations internationales. Pour l’avenir, nous entendons élargir notre investissement dans la santé et les droits des adolescents aux approches embrassant de manière plus complète leurs besoins économiques et d’éducation. Nous comptons notamment étendre nos efforts aux adolescents actuellement exclus des programmes existants, y compris les vastes populations isolées des milieux ruraux, non scolarisées ou les deux : au Nigeria, par exemple, où un pourcentage estimé à 70 % des filles en âge de fréquenter le lycée en sont absentes. Nous intensifierons aussi notre soutien aux travaux de réforme légale pour l’avortement sans risques, tout en encourageant les nouvelles initiatives et prises en main d’un plus large éventail de questions relatives aux droits sexuels. |