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POUR DIFFUSION IMMÉDIATE :
Le 23 janvier 2009

Contact : Kelly Castagnaro, +1-646-707-1004, kcastagnaro@iwhc.org

 

L'ACTION RAPIDE DU GOUVERNEMENT OBAMA
SUR LA SANTÉ ET LES DROITS DES FEMMES
ENVOIE UN MESSAGE PERCUTANT

 


Révocation du « bâillon mondial », nouvelle direction VIH/sida et soutien de l'UNFPA :
de solides précédents


Le 23 janvier 2009, NEW YORK, NY-En l'espace de trois jours à peine depuis son investiture, le gouvernement Obama a clairement établi que la sécurité nationale passe par une attention égale à la sécurité humaine. Trois de ses premiers actes signalent combien la nouvelle administration accorde d'importance à la santé et aux droits sexuels et génésiques :

  1. Le président Obama a révoqué la « Global Gag Rule* » (règle du bâillon mondial), qui limitait la capacité des ONG étrangères à assurer les soins complets de santé génésique dont les femmes ont besoin, y compris les conseils et services de contraception et avortement sans risques.
  2. Le président Obama a indiqué son intention de rejoindre la communauté mondiale par le soutien des travaux du Fonds des Nations Unies pour la population* (UNFPA).
  3. La secrétaire d'État Hillary Clinton a ouvert la voie à la nouvelle direction du programme américain de lutte mondiale contre le sida* en demandant la démission de son coordonnateur, M. Mark Dybul.

« Avec la déclaration du président Obama, prononcée hier à l'occasion de l'anniversaire de l'arrêt Roe v. Wade [rendu par la Cour suprême en 1973 et légalisant l'IVG aux États-Unis], ces actes signalent un engagement présidentiel sans précédent envers les femmes du monde », affirme Adrienne Germain, présidente de l'IWHC. « Ils démontrent combien la nouvelle administration sait qu'il n'y aura ni paix, ni sécurité tant que nous ne garantirons pas une vie juste et saine à chaque femme et chaque fille. »

La révocation de la Global Gag Rule est un pas sur la voie qui permettra de sauver la vie des 70 000 femmes qui meurent chaque année, dans les pays pauvres, des conséquences d'un avortement non médicalisé et des innombrables milliers d'autres qui en restent gravement blessées. La Global Gag Rule interdisait aux ONG étrangères de recevoir la moindre assistance américaine à la planification familiale si elles allouaient des fonds non originaires du gouvernement des États-Unis à des prestations de conseil sur l'avortement ou l'endroit où obtenir la procédure dans des conditions médicalisées. La règle interdisait aussi à ces organisations de participer à toute discussion publique positive sur l'avortement, réduisant ainsi leur droit fondamental à la liberté d'expression.

En signalant l'appui de son gouvernement à l'apport de fonds américains à l'UNFPA, le président Obama contribuera largement à rétablir le leadership mondial des États-Unis sur le plan de la santé des femmes et des droits humains, tout en réintégrant par la même occasion sa place effective à l'ONU. L'UNFPA est le principal organisme de l'ONU responsable des questions ayant trait à la santé des femmes. Il cherche à assurer l'accès universel des femmes à la contraception, les soins aptes à prévenir et traiter les infections sexuellement transmissibles (y compris le VIH) et l'apport de soins qualifiés pendant la grossesse et l'accouchement. L'UNFPA défend par ailleurs l'égalité des femmes et œuvre pour mettre fin aux pratiques préjudiciables du mariage précoce ou forcé et de la mutilation génitale des filles. 

Enfin, la démarche de la secrétaire d'État Hillary Clinton en faveur d'une nouvelle direction à la tête du programme américain de lutte mondiale contre le sida offre l'occasion d'élargir l'approche de prévention actuelle du VIH et d'apporter une réponse réaliste aux besoins de protection contre l'infection. La recherche a démontré qu'une approche limitée de la prévention du VIH, axée sur l'abstinence jusqu'au mariage et sur le préservatif, pour les rapports « risqués » seulement, est inefficace mais aussi inutile à la majorité des femmes et des filles des pays pauvres. Le choix de l'abstinence n'est pas donné à ces femmes. Elles sont déjà fidèles à un seul partenaire qui a, lui, le loisir de refuser le préservatif. Pour enrayer les nouvelles infections, le VIH/sida doit être abordé telle une question de santé et de droits sexuels et génésiques, et les femmes doivent être habilitées à se protéger.

* Ces liens donnent accès à des pages publiées en anglais sur le site de l'IWHC.

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