|
Association Camerounaise des Femmes Médecins (ACAFEM) |
|
|
Implantée dans la capitale camerounaise de Yaoundé, l’ACAFEM forme les médecins et les guérisseurs traditionnels du pays à la prévention et au traitement du VIH/SIDA et fait pression sur les facultés de médecine pour qu’elles incluent cette formation dans leurs programmes académiques. Voici peu, l’association a également entrepris un projet destiné à améliorer l’accessibilité des services cliniques aux adolescents. L’IWHC travaille avec l’ACAFEM depuis 1992. Elle a soutenu, entre autres projets, une étude pionnière sur les effets des pratiques traditionnelles sur la santé sexuelle et reproductive. L’étude définit largement les pratiques traditionnelles comme incluant, notamment, celles du mariage précoce, de l’allaitement prolongé et des tabous alimentaires durant la grossesse, et elle en examine l’impact tant négatif que positif. Elle a ainsi révélé, par exemple, que la période de repos traditionnel du post-partum est bénéfique, tandis que certains tabous alimentaires peuvent aggraver l’état nutritionnel de la femme enceinte. L’ACAFEM a disséminé les conclusions de la recherche à travers ses initiatives médiatiques et d’éducation communautaire. Consultées par d’autres organisations non gouvernementales et par le ministère camerounais de la Santé, ces observations ont contribué à l’établissement du rôle de l’association parmi les cercles de défense de la santé et des droits sexuels et reproductifs.
|